Syndrome de l’imposteur : mon meilleur ami

Cette personne ou ce sentiment c’est un peu comme mon meilleur ami, celui qui est là quand on me fait remarquer que « je n’ai pas de Cdi » ou que « je ne fais pas assez la fête ». Aujourd’hui je vis avec et quand il est là, je sais que je fais le bon choix.

Pourquoi devrais-je rentrer dans ce modèle : métro boulot dodo ; je préfère le modèle vélo boulot (mais pas trop) sport.

Il y a quelques semaines, je participais à un petit déjeuner avec des entrepreneurs sur le thème du syndrome de l’imposteur. C’est là que je me suis rendu compte que ce syndrome était là pour quelque chose et que ce n’était pas si négatif que ça. Il faut savoir s’en détacher et avancer avec lui.

C’est grave docteur ?

D’après la définition de Wikipedia, « Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations, des circonstances particulières). Elles se perçoivent souvent comme des dupeurs-nés qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre. »

Vous êtes encore là ? Pour faire simple, ce syndrome c’est celui que tu as quand tu te compares aux autres. Où tu te dis « eux sont comme ci alors je devrais peut-être être pareil ». Un sentiment de je ne mérite pas ce que j’ai et je ne devrais pas être là.

Il est lié au fait que dans notre société le chemin est souvent tracé par un modèle (idéal ?) en fonction de son éducation et de ses valeurs, fait de non-choix de la société plutôt que de ses propres choix de vie.

Pour ma part d’après ce modèle j’aurais dû faire : École supérieure puis un Cdi dans une grande entreprise, avoir un appartement, une copine, me marier, avoir des enfants, etc. Je ne remets pas en cause ce chemin, cependant il ne me correspondait tout simplement pas. J’ai donc décidé de suivre mon propre chemin, peu importe ce que pensent les autres.

Le regard des autres, première étape

Je n’ai pas tout le temps eut ce syndrome, avec du recul je pense qu’il est apparu il y a 3 ou 4 ans, avec le moment où j’ai décidé de vivre ma propre vie et le moment où j’ai commencé ma reconstruction.

Il y a 4 ans, je décidais d’arrêter de subir le regard des autres, d’être mal dans ma peau, et de tout simplement vivre ma propre vie. Et c’est là que j’ai commencé à me reprendre en main et à faire beaucoup de sport.

Arrêter l’alcool en 2ème année d’école de commerce alors que c’était soirée tous les soirs, aller à l’Ile Maurice alors que la norme était d’aller en Australie ou aux USA, créer une entreprise sans expérience pro, être à mon compte alors que tous mes copains ont un CDI, être chez mes parents alors que je pourrais avoir un appartement.

Le nombre de sujet où mon meilleur ami vient me rendre visite, il y en a beaucoup. Il revient au moment où je dois faire des choix, et des moments où j’avance.

Mais j’ai toujours ce moment où quand il est là je me dis « Victor, est-ce que tu fais quelque chose qui te plaît ? Oui ; Est-ce que tu as choisi cette vie ? Oui ; alors peu importe avance »

Avec une amie entrepreneur, on disait l’autre jour qu’on était les « vilains petits canards de la société ». Et elle a raison, on suit notre propre chemin.

Et ça je l’ai compris le jour où le regard des autres pour moi ne voulait plus rien dire. Le jugement de l’autre ne me définit pas comme personne ; j’ai transformé les remarques négatives en des remarques positives ; et j’ai arrêté de moi-même juger les autres.

Et enfaite je me rends compte que c’est une force et une chance que de pouvoir avoir la vie que l’on a choisie à 25 ans.

Le bon côté du syndrome de l’imposteur

C’est lors de ce petit déjeuner, que j’ai commencé à utiliser le terme de « meilleur ami ». Il joue aussi avec les périodes où ma confiance est mise à rude épreuve.

Je suis quelqu’un de positif et d’optimiste, mais sur beaucoup de sujet on me remet à l’ordre encore aujourd’hui.

Quelques exemples :

« Victor tu travailles 2 jours par semaine, ce n’est pas beaucoup tu devrais prendre un CDI » ; Je préfère être efficace 2 jours et faire autre chose de ma vie à côté et puis je gagne suffisamment ma vie pour faire des choses qui me font envie.

« Victor tu es végétarien, tu manges trop de salades fait attention à ta santé » ; entre manger de la salade et des pizzas, c’est sûr que les pizzas c’est meilleur pour ta santé.

« Être écologiste aujourd’hui ce sont des efforts pour rien » ; peu importe ce sont mes convictions.

Je pourrais vous en écrire encore beaucoup, je ne fais pas ça pour jeter des pierres sur les personnes qui me disent ça bien au contraire, à chaque remarque ça me conforte dans l’idée que je ne suis pas comme tout le monde.

On pourrait mettre en lumière le deuxième accord toltèque, je vous laisse le regarder pour ne pas spoiler celui qui n’a pas lu le livre que je recommande fortement.

Et maintenant, je sais qu’il est là pour quelque chose : je me pose les questions, je regarde ce qui est le mieux pour moi et je prends mes décisions. Et plus on va venir me chercher et plus je vais me conforter dans ce choix.

Et quand il est là je fais quoi ?

Première étape, le voir ! Pour ma part par exemple, sur l’aspect professionnel, je vais passer des entretiens d’embauche pour me « rassurer » alors que je connais déjà la réponse que je vais donner, mais c’est plus fort que moi.

Deuxième étape, l’accepter ! S’il y est là c’est qu’il y a une raison : la remarque de quelqu’un ; une réussite que l’on ne pense pas mériter ; un objectif non atteint ; une comparaison avec autrui.

Troisième étape, comprendre sans juger ! Pourquoi il est là ? Qu’est-ce que c’est le message ? Pour reprendre l’exemple sur l’aspect professionnel, quand il réapparaît je sais que je dois faire un point sur les activités que j’ai : qu’est-ce qui me plait ; fais sens pour moi ; me permet d’être moi ; etc.

Quatrième étape : l’évacuer ! Pas plus tard que 10 min avant d’écrire cet article, je venais d’avoir une remise en question. Un fois que j’ai fait les 3 premières étapes, je me pose sur mon lit, je me mets une méditation de 20 min et je me relaxe. J’évacue toutes ces ondes négatives pour ne garder que l’aspect positif.

Reviens vite !

Ce syndrome, même si je n’aime pas ce mot, doit vous aider à grandir. Il doit vous aider à vivre votre propre chemin, même si c’est dur et long. Rapprochez-vous de vos rêves, n’attachez pas d’importance à ce que penseront votre entourage c’est votre vie et vous l’avez choisie !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s