Mon Histoire

Une jeunesse plutôt tranquille

Lorsque j’étais plus jeune, je ne souffrais pas trop du regard des autres. Jeune garçon plutôt rond avec une bonne bouille et de bonnes joues. Je ravivais mes proches parce que je mangeais bien et j’étais quelqu’un de plutôt gentil. Jusqu’à mon adolescence ce physique ne me posait pas de problème plutôt bon élève en primaire et au collège avec une bande d’amis comme beaucoup de jeunes aujourd’hui.

Le système parisien pour choisir son lycée (basé sur des voeux et mes notes) m’avait même permis de rejoindre l’un des lycées élitistes de la capitale, le Lycée Sophie Germain dans le IIIe arrondissement de Paris, juste derrière l’Hôtel de Ville.

J’allais enfin pouvoir prendre un peu plus d’indépendance, pouvoir rencontrer de nouvelles personnes, un nouveau quartier, moi qui habitais dans un quartier plutôt populaire.

Mon entrée au lycée, la grande souffrance

Au moment de la rentrée, je me suis retrouvé au milieu de personnes que je ne connaissais pas. Moi qui suis quelqu’un de plutôt réservé, je me suis vite retrouvé à être seul, dans mon coin.

Cette solitude me suivra pendant mes 3 années de lycée. Avec du recul, je me dis que c’est vraiment durant ces trois années que mon physique m’empêchait d’être moi-même. Peut-être la faute au quartier du marais où tout est fait pour être le plus beau.

Le regard que portaient les autres sur moi était quelque chose de très blessant. Seul dans la cour, à la cantine, ou au parc avec mon paquet de chips et mon paquet de crocodiles. Ce parc était mon moment de détente, seul mais tranquille. Je ne remercierais jamais assez mon seul ami du collège, qui m’a soutenu pendant les trois années de lycée, Stanley tu te reconnaîtras.

Quand les premières notes vont tomber, ce renfermement allait continuer. Ne pensant pas être à la hauteur je me souviendrais toujours de ce premier 5 en Maths. Et je vais au fur et à mesure du temps avoir juste les notes nécessaires pour passer tout en étant dans les derniers, voir dernier en terminale.

La solitude de mes années lycée

Avec cette solitude, j’ai découvert un jeu vidéo qui allait écrire une bonne partie de cette période de lycée et qui allait être déterminant dans mes choix, Minecraft. C’est un jeu de survie où l’on peut créer des choses grandioses à partir de matériaux récoltés. À l’époque ce jeu était en version test donc quasiment gratuit. Et j’avais directement accroché, si bien que dès que je rentrais des cours c’était Minecraft, Minecraft et Minecraft. La découverte du jeu en réseau sur un serveur m’a aussi beaucoup apporté. Personne ne me jugeait sur mon physique mais sur ce que j’apportais à la communauté. J’ai très vite gravi les échelons devenant maire de la deuxième ville du serveur et commençant à vendre des parcelles de terrain pour que les joueurs puissent construire leur maison. Et j’ai découvert le secteur dans lequel je voulais évoluer, le monde du commerce.

Au moment des choix à la fin de ma terminale ES, j’ai directement voulu rejoindre une école de commerce, source de prestige et pouvoir apprendre ce monde du commerce qui m’avait tant plu à l’époque de Minecraft. Dernier de la classe, avec à peine 10 de moyenne, on m’a dit que ce rêve allait rester un rêve et que je n’avais pas le niveau. J’ai vécu ça comme un échec, une porte qui se fermait.

Je me suis donc intéressé à un BTS Négociation et Relation Client option vente automobile au GARAC en banlieue parisienne à Argenteuil. Liant à la fois le plaisir du commerce et ma passion de l’automobile. Et ça a été pour moi le début de ma longue reconstruction. J’étais le seul de ma classe à partir en BTS les autres préférant la FAC ou des écoles diverses plus connues. Encore un échec de plus.

Le BTS ou la grande révélation

En arrivant en BTS, je me disais que c’était l’occasion pour moi de repartir de zéro. Un environnement nouveau, une structure très encadrée, etc. Je me suis rapidement fait une bande de très bons amis, avec qui je suis encore en contact actuellement. J’évoluais dans un secteur qui me plaisait, au milieu des voitures.

Et au niveau des résultats aussi. Être dans un domaine qui me plaisait à fait que je suis passé de dernier de la classe à l’un des meilleurs éléments de BTS.

En parallèle de ça je commençais à me dire que ce physique qui m’avait fait tant souffrir devait disparaitre, surtout si je voulais plaire à cette fille rencontrée sur un site de rencontres pour adolescents. Et j’ai commencé à faire du sport en rentrant des cours, en parallèle d’un régime hyper-proteiné (une belle bêtise). Certes j’avais perdu 15 kg en 1 mois mais encore aujourd’hui je retrouve la peau distendue de cette période.

En deuxième année de BTS, choisissant de faire une première collocation qui m’a apporté beaucoup d’indépendance et d’autonomie. J’ai aussi découvert la salle de musculation très rapidement au travers de 2/3 séances.
Mais j’ai vite abandonné le sport régulier, n’ayant pas le temps.

Et c’est durant cette collocation, faites avec deux amies très proches. Rozenn, encore l’une de mes meilleures amies aujourd’hui, me propose d’aller faire un tour aux journées portes ouvertes d’une école de commerce à Paris. Je ne savais pas qu’après un BTS grâce à un concours on pouvait choisir d’intégrer une école de commerce en troisième année. J’y suis donc allé par curiosité.

En sortant de ces JPO, je me suis dit « Victor tu peux le faire, passes le concours ». Une semaine après j’étais inscrit pour le concours Passerelle. J’ai fini Major de mon BTS et admis à l’EM Normandie. En plus de ça c’est à cette période que j’ai rencontré ma meilleure amie, Maud.

Rozenn et Alexandre, deux amis très proche encore aujourd’hui

L’école de commerce, entre volonté d’être populaire et la découverte de la musculation.

L’EM Normandie est une école de commerce avec deux campus, l’un à Caen et l’autre au Havre. C’est au Havre que j’ai été affecté. Mon appart à moi, loin de mes parents. Enfin l’indépendance.

Nouvelle opportunité de me faire de nouveaux amis et de découvrir un environnement nouveau.

J’ai eu la chance de très vite me faire une bande d’amis au début 5 puis 7 puis 10 puis 15. Et l’idée de faire la campagne pour devenir le prochain BDE (Bureau des élèves) nous a très vite donnés envie de relever ce défi. Sous le thème des Pokémons, j’ai découvert ce qu’était réellement faire la fête et la vie étudiante durant cette campagne. Dépensant quasiment 1000€ en alcool et en soirée sur 4 mois. Prenant plus de 5 kilos.

Totor et la campagne BDE

En décembre 2014, nous avons été élu nouveau Bureau des Élèves. Moi qui au lycée était celui qu’on ne regardait pas, et qui était seul. Je devenais membre de l’association la plus importante de l’école. J’ai vraiment adoré cette expérience.

La reprise en main et la découverte de la musculation

En avril 2015, en me regardant dans le miroir je me disais que ça n’allait plus. Je mangeais n’importe quoi, buvait, buvait et rebuvait. Du jour au lendemain j’ai décidé de changer de cap.

J’ai quasiment arrêté l’alcool, je commençais à regarder la nutrition, et la musculation à la maison.

J’ai donc téléchargé le programme Insanity, j’ai acheté mon premier banc et un kit d’Haltères Décathlon.

Evolution Avant / Après Insanity

Et depuis ce 15 avril 2015, j’ai eu un coup de foudre pour ce nouveau sport. Cependant j’avais l’impression de voir les regards changer. Passant d’une personne festive plutôt populaire à quelqu’un de plus marginal à cette ambiance école de commerce, concentré sur le sport.

Ma vie sociale était encore présente, heureusement, mais je ne vivais plus les soirées de la même façon, je me sentais étranger « Quoi tu ne bois plus ? Mais tu feras de la musculation plus tard »

Ces regards m’étaient égaux, au contraire, ça me motivait à continuer et à montrer aux gens qu’on peut changer et avoir le corps que l’on veut, le corps que je voulais depuis le début. Et reprendre cette confiance en soi.

Entre avril 2015 et octobre 2018, j’ai continué le sport, la musculation. Repoussant jour après jour mes limites. Sous les regards des autres qui changeaient en même temps que ma progression. Passant de regard moqueur à un genre de regard de fierté.

Évolution de 2015 à 2018

En plus de changer physiquement, j’ai beaucoup changé mentalement. Plus de patience, détermination, dépassement de soi. Je me disais de plus en plus que lorsqu’on voulait quelque chose, un rêve; on devrait tout faire pour l’atteindre.

Et maintenant ?

Aujourd’hui à 24 ans je me dis que cette histoire que j’ai vécue et ce que je vis encore aujourd’hui m’apporte énormément de choses. Aussi bien personnellement que socialement ou professionnellement.

Création d’entreprise, aventure Instagram, partage, échange. J’ai envie que cette histoire me serve de force pour avancer. Et je me dis qu’à mon tour j’ai envie de motiver des personnes à le faire parce que avec de la volonté et du courage, tout le monde peut le faire. Et c’est le but de ces articles, par des conseils, des petites choses simples commencer à faire bouger les choses.

Alors si vous avez la volonté de le faire, osez le ! Vous n’avez rien à perdre !

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